Hommages à nos inventeurs

Ressort d'ajout de bras d'essuie-glace de véhicules

La solution J’ai décidé d’y regarder de plus près afin de voir de quelle façon je pourrais leurs ajouter de la pression avec un ressort que je pourrais ajouter au bras d’essuie-glace. Au début, j’ai fabriqué un prototype simple avec un cintre à vêtements plus facile à travailler que de l’acier à ressort pour voir comment ça se comporterait. Quelle ne fut pas ma surprise au voyage suivant d’y voir une amélioration dans le nettoyage du pare-brise. Mais combien de pression cela ajoutait à l’essuie-glace? Telle était la question. Alors j’ai résolu de trouver une balance suspendue (balance de pêcheurs) qui, en soulevant l’essuie-glace du pare-brise en son centre, me donnerait la réponse. Devant l’impossibilité de trouver une telle balance suspendue dans cette gamme de poids, j’ai du me résoudre à en fabriquer une. C’est alors que je me suis rendu compte que mon fameux cintre à vêtements n’y ajoutait que 100 grammes. Il fallait trouver mieux. J’ai donc fabriqués d’autres prototypes à partir de vieux ressorts que j’avais accumulés au fil des ans. Avec beaucoup de patience et plusieurs ressorts-prototypes de différentes forces je suis arrivé à déterminer que 400 grammes donnait un résultat idéal. C’était en 1987. J’étais alors gestionnaire immobilier. La question des ressorts était demeurée à ce stade et ajoutée à ma liste de plus de 100 inventions potentielles et les ressorts prototypes ajoutés à mon véhicule. Quelques insuccès et non des échecs dans le passé m’avaient rendu plus distant à l’invention. Un Pare-vent pour poignée de bâton de ski alpin. J’avais précédemment inventé et obtenu un premier brevet sur un Pare-vent pour poignée de bâton de ski alpin qui s’était avéré trop dispendieux à développer pour mes moyens et quasi impossible à mettre en marché vu la dispersion géographique des skieurs qui représentent un marché de seulement 10% de la population. J’avais coulé des prototypes maison en polyuréthane à partir de simples moules que j’avais fait fabriqué pour 2,000$. Toutefois, cette invention a été copiée par l’équipe canadienne de ski après que j’ai eu remis des prototypes pour essaie à une skieuse de l’équipe. La copie devenait plutôt un protecteur de main pour frapper les portes de slalom lors des compétitions. Aujourd’hui, toutes les équipes de compétitions utilise ce protecteur de main sur les bâtons pour les compétitions de slaloms comme on peut le remarquer lors des jeux olympiques. Les autres équipes se plaignaient que l’équipe Canadienne avait un avantage marqué qui les défavorisaient. Toutefois, mon invention avait alors de par son intérieur métallisé réfléchissant le mérite additionnel de couper 80% des pertes de chaleur de la main sur le bâton de ski alpin lors de descentes. C’est comme skier avec les mains dans un thermos à café. Au point de congélation au printemps, je skiais mon seulement en short, mais aussi main nues, quelle liberté! Une porte de garage comme une porte de frigo. Aussi, j’avais développé en 79 en dehors de mes heures régulières de travail pour un fabricant de portes de garage en bois une nouvelle porte de garage en métal isolé au polyuréthane et sans ponts thermique, qui fermait aussi l’ouverture de manière étanche aux infiltrations avec un double coupe froid entre chaque panneau. Ce nouveau produit devait sauver l’entreprise de la faillite car elle était quelque peu moribonde. Quoique le produit fût un succès, l’entreprise elle a été en faillite pour des raisons de mauvaise gestion mais ré-ouverte sous un autre nom. Pour moi, ce fut seulement une perte de temps et d’énergie sans plus alors que je devais devenir actionnaires en compensation plutôt que l’inventeur, ce qui ne fut pas le cas. Néanmoins, ce concept de porte avec la relance des économies d’énergie durant ces années, à été repris par ses concurrents et ce genre de portes de garages se retrouvent aujourd’hui sur la pluparts des maisons résidentielles. L’invention est un long chemin… Au début des années 90, alors que je me suis retrouvé sans emploi suite à des mises à pieds, j’ai repris le bâton du pèlerin sur l’insistance de ma conjointe qui trouvait les idées d’inventions intéressantes. Non sans que je proteste, nous avons donc ressortie ma liste des 100 idées d’inventions. Puis nous avons retenu les cinq meilleures idées pour une visite au bureau des brevets à Hull afin de rechercher s’il avait là un potentiel de brevetabilité. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que les 5 avaient ce potentiel de brevetabilité. Un choix Nous avons analysé ces 5 idées en fonction des questions suivantes : Est-ce fabricable? Quel est l’investissement nécessaire ? Qui serait le marché potentiel? Quel prix au détail peut-on estimer? Quel serait le réseau de distribution ? Suite à cette discussion, et en leurs attribuant des points de 1 à 10 pour chaque question puis en les multipliant, nous avons opté pour le ressort d’essuie-glace qui nous donnait le meilleure pointage vu que toutes les automobiles avaient le même problème d’essuyage du pare-brise selon les mesures que j’avais effectuées avec ma balance suspendue sur tous les véhicules sans exception incluant une Ferrari ( et là, il faut en rire car c’était une des pires, Incroyable!). Faut croire qu’en Ferrari, vaut mieux rouler sur le sec et sans insectes dans le pare-brise. La mise en marche La demande de brevet fut déposée, les prototypes raffinés avec un petit outil de pliage spécialisé que j’avais payé 200$ chez un fabricant de ressort, les dessins de fabrication ou spécifications complétés avec les jeux et tolérances établis et sur obtention du brevet, ma conjointe et moi avons fondé la compagnie Koch Innovations Inc. en septembre 1993. Puis, nous avons organisé les sous-traitances de fabrication du ressort, de son plaquage pour obtenir un fini noir pour agencer le bras d’essuie-glace, l’emballage prototype avec son mode d’installation que j’ai refait 50 fois ou plus avec textes et images dessinées avec le logiciel Paint (ici on pensait que mes dessins étaient faits avec un CAD CAM). Enfin ce fut le début de la vente du produit. La mise en marché Au départ, la vente se faisait chez des concessionnaires d’autos et magasins de pièces d’autos. Par la suite, connaissant un succès avec ceux-ci, nous avons présenté le produit à l’acheteur de la gamme des essuie-glaces chez Canadian Tire Corporation (CTC) à Toronto en octobre 93. Notre demande étant accepté, une première commande était promise dans les prochaines semaines pour livraison dans les prochains 2 mois, le temps de produire les quantités demandées et de concevoir un emballage plus professionnel avec code de couleurs. À ce moment il s’agissait d’une courte ligne de produit composée de 3 modèles pour convenir à 80% des véhicules avec un tableau de sélection pour faire correspondre la marque, le modèle et l’année de fabrication des véhicules avec le modèle approprié de ressort. Ce tableau en papier plastifié devait être attaché aux tablettes des magasins à proximité des ressorts. Toutefois, en faisant un échantillonnage des magasins, nous nous sommes aperçu que dans certains cas, le tableau n’y était pas ou se retrouvait sur le plancher avec son coin d’attache déchiré. Nous avons donc réglé ce problème en utilisant avec une petite corde Bungee résiliente, et un œillet au tableau. En 1996, nous avons ajouté un 4ième modèle de ressort pour couvrir les fourgonnettes vu leur popularité à l’époque. Publiciser Fort de ce succès, et des premières expéditions à CTC nous avons demandé, 2 mois plus tard, en février 1994, une rencontre avec Robert Leblond journaliste du Journal de Montréal. La rencontre avait lieu à Montréal. Il neigeait et M. Leblond demeurait en Estrie. Nous avons installé les ressorts sur son véhicule pour qu’il en fasse l’essaie. Quelle ne fut pas notre surprise le lendemain de se faire réveiller à 6 heures par un consommateur qui nous demandait où s’en procurer. L’article sensationnel de Robert Leblond avait déjà paru dans le Journal de Montréal avec comme titre : La Patente à Koch. Les magasins Canadian Tire n’avaient pas encore reçu leurs marchandises de leur entrepôt. Nous devions alors référer les consommateurs chez les concessionnaires d’autos et les magasins de pièces d’autos pour les approvisionner. Durant les premiers 7 jours, les appels se succédaient aux 5 minutes jusqu’à 23 heures puis aux 15 minutes durant la deuxième semaine. Nous avons alors expédié par courrier les ressorts aux concessionnaires et autres pour répondre à la demande. Faire connaitre la présence du produit sur le marché, un essaie pilote Durant la première année d’opération en 94, nous avons pu écouler 28,000 paires de ressorts. C’était une réponse incroyable quand on pense que 5000 copies donnent un Best Seller. L’année suivante, nous avons décidé de faire connaître la présence du produit par le biais de la publicité télévisée. On tourne un premier commercial mais considérant les coûts et le risque, nous avons choisi de faire un essai pilote sur une échelle restreinte dans un territoire fermée pour pouvoir vérifier la réponse en fonction des coûts que cela représentait, Un genre de prototype en publicité télé. L’essai s’est déroulé dans la région de l’Estrie par le biais de CHLT TV7 de Sherbrooke. La plupart des détaillants qui acceptaient notre produit furent mis à contribution en plus des magasins CTC de la région. Deux mois plus tard, en novembre 94, nous concluons que cet essai pilote fut un succès. Toutefois, les magasins CTC se sont rapidement retrouver en rupture de stock. Leurs nouvelles commandes de réapprovisionnement à partir de leur entrepôt de Toronto ont pris 3 semaines à se rendre aux magasins. Heureusement que nous avions prévu le coup et approvisionné au préalable les plus petites surfaces de détails et de pouvoir les réapprovisionner directement sur leur simple appel téléphonique, sans quoi, notre publicité se serait envolée en fumée. On ouvre les gaz tranquillement mais sûrement. La pub télé étendue progressivement à travers le Québec puis aux Maritimes, en Ontario et dans l’Ouest Canadien. La locomotive CTC s’était finalement mis en marche. La deuxième année en1995, les ventes sont passées à 64,000 paires. Nous avons intensifié la publicité l’année suivante en 96 puis couvert l’Alaska dans des petites surfaces de détails. Les ventes se sont alors élevées à 205,000 paires. Toujours en élargissant notre Pub, en 97 les ventes ont atteint 326,000 paires. Notre banquier nous a alors invités à participer au concours des entreprises les plus performantes à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de la Rive-Sud. C’est à ce moment que nous avons gagné le prix de la nouvelle entreprise la plus performante de la Rive-Sud. Intensification de la Pub et le grand verglas de 98. Ouch! Alors que la machine roulait à fonds de train en 98, survient le grand verglas de Janvier 1998. Les stocks entraient en quantité industrielle, la pub roulait à fonds puis soudain, le VERGLAS! Une chute catastrophique des ventes ! Des stocks à payer, de la pub à payer, des revenus et profits en baisse dramatique. Faire faillite, non, pas question! Je réinvestis les sommes gagnées à ce jour et gère la crise en communicant avec mes fournisseurs, en cancellant la publicité à venir, tout en expliquant clairement la situation et en répartissant les paiements sur les comptes à payer avec entente. En gérant les entrées de fonds provenant des ventes résiduelles à partir de budgets de caisses mensuelles laborieux. Les ventes en 98 sont de 194,000 paires mais les dépenses sont du double avec la baisse des revenus. Quelle catastrophe! Mais faut pas lâcher et se cramponner. C’est là que l’on réalise que la publicité c’est comme marcher sur un fil de fer dans le contexte où il ne s’agit pas d’un produit de consommation courante avec une haute fréquence d’achat par le consommateur. D’autre part, il faut dire qu’une entreprise ne se gère pas en fonction d’évènements qui se produisent une fois aux 100 ans mais quand même, ça amène à la prudence. Fin de la PUB Suite à cette catastrophe, nous mettons fin à la pub télé. Les ventes pour les années subséquentes varieront autour des 100,000 paires avec une variance en + ou – selon la pluie et la neige des saisons qui suivent. Nous concentrons la gestion sur les réductions des dépenses et réussissons à réaliser d’honnêtes profits malgré tout. Le marché Américains 230 millions de véhicules, Canada 18 millions. Nous tentons une percé aux USA, contactons divers gros détaillants dans le domaine des pièces d’autos. La réponse est sans succès. Si nous lisons entre les lignes, ces chaînes de 4 à 6,000 magasins ne sont pas intéressées à vendre un produit à 10$ qui nécessite un tableau de sélection annuel dans chacun de leurs magasins de détails. Trop d’embarras pour si peu. La fin du tableau d’application Aussi, las de mettre à jour annuellement le tableau de sélection en visitant chaque nouveau modèle de véhicules chaque année, de le rééditer, de l’imprimer et de le redistribuer inlassablement, je me met à la recherche d’un commun dénominateur des 300 à 400 modèles de bras d’essuie-glaces sur les routes à partir de ma base de donnée sur leurs dimensions. Finalement, je réinvente le ressort avec les modifications nécessaire en 2005. En 2014, c’est la fin prévue du brevet US et de peu après le brevet Can. Nouvelle demande de Brevet Je présente ma demande à mon agent de brevet original afin de déposer une nouvelle demande de brevet pour le ressort universel. Après examen du prototype, celui-ci juge qu’il n’y a pas d’invention et tous les aspects sont couverts dans le brevet actuel. Insatisfait de sa réponse je me mets à la recherche d’un autre avis sur le sujet sachant que la différence est notable et qu’aucun produit similaire n’as été breveté depuis ma première invention du ressort. D’autant plus que j’ai toujours su qu’une amélioration d’un produit existant pouvait être brevetable. En contactant un autre agent de brevet, celui-ci me suggère qu’il y a des effectivement des possibilités. En novembre 2012, je dépose une nouvelle demande de brevet Can et US par l’intermédiaire de Daniel Paquette, président de l’Inventarium et confrère inventeur de longue date. Le 18 février 2014 notre brevet US est finalement accepté pour le nouveau ressort universel. Des demandes de dessins industriels Can. et US ont également été déposées par le biais d’Inventarium dans l’optique de protection additionnelle au cas où les brevets d’utilités n’avaient pas été accordés. La nouvelle mise en marché du modèle Universel Nous prenons rendez-vous avec notre principal client CTC afin de présenter ce nouveau produit. Celui-ci est accepté sous conditions que l’on reprenne tous les inventaires en magasin et entrepôts d’une valeur de 100,000$. Nous refusons catégoriquement. Mais nous suggérons qu’ils écoulent leurs inventaires et qu’ils les remplacent par le nouveau ressort une fois écoulés. Ils nous ont mentionné qu’une nouvelle commande pour le ressort universel ne serait émise seulement dans 1 an une fois que tout sera écoulé. Ce qui fut le cas malheureusement. Cela à affecté nos ventes mais nous a éviter d’écouler des inventaires de retours ce qui, dans notre cas, aurait été plus handicapant. Pour l’année 2013, les choses tendent à revenir à la normale malgré que nous ayons perdu de la tablette par la réduction de l’espace accordé maintenant que nous n’avons qu’un produit au lieu de 4. Entre temps, nos tentatives pour conquérir le marché Américain sont demeurées vaines auprès des principales chaînes de détails aux E-U. Par contre nos ventes internet aux É-U et ailleurs dans plusieurs pays pourraient éventuellement générer une demande à long terme et nous permettre la percé que nous souhaitons.